Disparu le 12 janvier 2026 à l’âge de 72 ans, Rolland Courbis laisse derrière lui une carrière marquée par une parenthèse africaine aussi contrastée que marquante.
Niger (2011-2012) : une mission avortée
Arrivé fin 2011 comme conseiller technique de la sélection nigérienne pour accompagner sa première CAN de l’histoire, Courbis devait épauler le sélectionneur Harouna Doula. Rapidement, les rôles se brouillent. Malgré un fait marquant — le premier but du Niger en Coupe d’Afrique — le bilan sportif est lourd : trois défaites, élimination au premier tour.
Entre tensions internes et dysfonctionnements logistiques dénoncés par Courbis, l’aventure s’achève dans la controverse, sa démission (ou limogeage) intervenant en juin 2012 après les éliminatoires du Mondial 2014.
USM Alger (2012-2013) : l’apogée
Quelques mois plus tard, Courbis rebondit avec USM Alger. En une saison, il signe un doublé historique : Coupe d’Algérie et Coupe de l’Union Arabe.
Ces titres restent les seuls trophées majeurs de sa carrière d’entraîneur et donnent une autre dimension à son palmarès. Particularité notable : il dirige alors l’équipe tout en restant consultant radio, symbole de sa double casquette unique.
Entre désillusion nigérienne et consécration algéroise, l’expérience africaine de Rolland Courbis révèle un technicien capable du meilleur comme du plus complexe, et constitue une page singulière de son héritage footballistique.
Source: TV5 Monde Afrique

















