Société

Sénégal : une nouvelle loi durcit les peines contre l’homosexualité

Le Parlement vote jusqu’à 10 ans de prison pour les relations homosexuelles et des sanctions pour ceux qui les soutiennent

Newstimehub

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12 Mar, 2026

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Le Parlement du Sénégal a adopté mercredi une nouvelle loi qui renforce les sanctions contre les relations homosexuelles dans le pays. Le texte a été approuvé à une très large majorité par les députés, avec 135 votes pour, aucun contre et trois abstentions. Il doit maintenant être signé par le président Bassirou Diomaye Faye pour entrer officiellement en vigueur.

Selon cette loi, les relations homosexuelles, appelées dans le texte « actes contre nature », pourront désormais être punies de 5 à 10 ans de prison, alors qu’auparavant la peine maximale était de 5 ans. La loi prévoit aussi des amendes importantes, allant de 2 à 10 millions de francs CFA. Les peines seront encore plus sévères si l’acte concerne un mineur.

Le texte introduit également de nouvelles sanctions contre les personnes accusées de promouvoir ou de financer les relations homosexuelles, avec des peines de 3 à 7 ans de prison. Toutefois, la loi prévoit aussi des sanctions pour ceux qui accusent quelqu’un d’homosexualité sans preuve, afin d’éviter les fausses accusations.

Depuis plusieurs mois, les autorités sénégalaises ont déjà procédé à plusieurs arrestations liées aux lois anti-LGBTQ. Les médias locaux parlent de dizaines de personnes arrêtées, parfois après des perquisitions de téléphones ou des dénonciations publiques.

La question de l’homosexualité reste très sensible au Sénégal, un pays majoritairement musulman où de nombreuses organisations religieuses demandent des lois plus strictes. Sur les réseaux sociaux, les débats sont devenus très vifs, avec des appels à dénoncer les personnes soupçonnées d’avoir des relations homosexuelles.

Plus largement, plus de la moitié des pays africains possèdent encore des lois criminalisant les relations homosexuelles, certaines allant jusqu’à de longues peines de prison, voire la peine de mort dans quelques États.

Source: Africanews