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Sommet UA-UE : appels pressants à une réforme de la gouvernance mondiale et des relations financières internationales

À Luanda, dirigeants africains, européens et onusiens dénoncent l’affaiblissement du multilatéralisme et réclament une place accrue de l’Afrique dans les instances globales ainsi que des partenariats économiques plus équitables.

Newstimehub

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25 Nov, 2025

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Lors du 7ᵉ sommet Union africaine–Union européenne tenu à Luanda, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a alerté sur l’« incertitude » qui caractérise aujourd’hui la scène internationale, marquée par l’érosion du droit international, la montée des conflits et l’inaction des grandes instances multilatérales. Il a réitéré l’exigence de l’Afrique d’obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU et une représentation équitable dans les institutions financières internationales.

Les dirigeants africains ont plaidé pour une réforme en profondeur de l’architecture financière mondiale, estimant que les coûts du capital freinent le développement du continent. Youssouf a appelé à des partenariats commerciaux plus équilibrés, à la suppression des barrières qui entravent les exportations africaines et à des investissements européens dans la transformation locale des ressources.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a souligné la transition vers un monde multipolaire, avertissant qu’elle ne garantit ni paix ni stabilité sans institutions multilatérales solides. Il a évoqué les grands conflits actuels — de l’Ukraine à Gaza en passant par plusieurs pays africains — tout en rappelant que le Pacte pour l’avenir prévoit une représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a mis en avant la nécessité d’investir conjointement dans l’emploi, les chaînes de valeur et les énergies propres. Elle a déploré que seulement 2 % des investissements mondiaux dans les énergies renouvelables aient été dirigés vers l’Afrique en 2024, où 600 millions de personnes restent sans électricité. Elle a rappelé les engagements européens visant à soutenir la transition énergétique du continent.

Enfin, le président angolais Joao Lourenço a insisté sur la nécessité de restructurer la dette africaine et de concevoir de nouveaux mécanismes de financement pour garantir une croissance durable.