Les autorités burkinabè ont révélé les contours d’un vaste complot visant à renverser le pouvoir à Burkina Faso, avec pour point de départ l’assassinat programmé du président Ibrahim Traoré dans la nuit du 3 janvier 2026.
Selon le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, les auteurs du projet prévoyaient d’éliminer le chef de l’État soit par tir à bout portant, soit en minant son domicile, avant de s’attaquer à d’autres responsables militaires et civils. Le plan incluait également la neutralisation de la base de lancement des drones, afin de faciliter l’entrée de forces extérieures pour une opération terrestre.
Toujours d’après le ministre, l’opération aurait été conçue par l’ancien président Henri Damiba, avec la mobilisation de militaires, de civils et de ressources financières. Une partie des fonds aurait transité depuis l’étranger, notamment depuis la Côte d’Ivoire, où un dernier transfert d’environ 70 millions de francs CFA a été identifié.
Les enquêtes et arrestations se poursuivent afin de traduire les suspects devant la justice. Le ministre de la Sécurité a assuré que la situation est maîtrisée et a appelé la population à faire preuve de vigilance et à ne pas se laisser entraîner dans des projets qu’il a qualifiés de « funestes ».
Au pouvoir depuis trois ans, le président Ibrahim Traoré, engagé dans une politique de souveraineté nationale, de développement endogène et de panafricanisme, bénéficie d’un soutien populaire important. Les autorités estiment toutefois que cette orientation continue de susciter des oppositions, internes et externes, à l’origine de plusieurs tentatives de déstabilisation déjà déjouées par les services de renseignement.
Source: Africa News

















