Des travailleurs humanitaires de l’ONG française Terre d’asile ont été remis en liberté dans la nuit de lundi à mardi en Tunisie, après avoir passé plus de 20 mois en détention. Ils étaient poursuivis pour avoir supposément « facilité l’entrée illégale et le séjour » de migrants sur le territoire tunisien.
Parmi eux figure Sherifa Riahi, ancienne directrice de la branche tunisienne de l’ONG, devenue le visage le plus emblématique de ce dossier. À sa sortie de prison, une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par le comité de soutien a montré une Sherifa Riahi visiblement émue, accueillie par ses proches et des militants.

Selon son avocat, Mahmoud Daoud Yaacoub, le tribunal a condamné les accusés détenus à deux ans de prison avec sursis, permettant leur libération immédiate. La juridiction doit encore rendre, ce mercredi 7 janvier, la partie du jugement concernant les prévenus qui comparaissaient en liberté.
Cette affaire, très suivie par les milieux associatifs et les défenseurs des droits humains, illustre les tensions croissantes autour des activités humanitaires liées à la migration en Tunisie. Elle intervient dans un contexte de durcissement des politiques migratoires et de surveillance accrue des ONG actives auprès des migrants et réfugiés.
Si la libération des humanitaires est accueillie comme un soulagement, plusieurs organisations appellent à rester vigilantes, estimant que cette décision ne met pas fin aux pressions judiciaires pesant sur l’aide humanitaire dans le pays.
Source: Africa News

















