Les États-Unis renforcent leur présence économique en Afrique centrale à travers un investissement stratégique dans les infrastructures. La Société américaine de financement du développement international (DFC) a annoncé l’octroi d’un prêt de 553 millions de dollars pour la rénovation de la ligne ferroviaire reliant le port de Lobito, en Angola, à Luau, à la frontière avec la République démocratique du Congo, une région clé pour l’exploitation de minerais critiques.
Soutenu également par la Banque de développement de l’Afrique australe, à hauteur de 200 millions de dollars, le projet vise à multiplier par dix la capacité de transport du corridor, pour atteindre 4,6 millions de tonnes, tout en réduisant jusqu’à 30 % les coûts logistiques liés à l’exportation des minerais essentiels.
Les fonds serviront notamment à rénover près de 1 300 kilomètres de voies ferrées et à acquérir de nouvelles locomotives. Objectif affiché : accélérer le transport des minerais stratégiques depuis la RDC et la Zambie vers l’Atlantique, en faisant passer les délais d’acheminement de 45 jours par la route à moins de deux jours par le rail.
Pour Washington, cet investissement s’inscrit dans une logique géopolitique assumée. La DFC souligne que l’Afrique centrale concentre des ressources indispensables aux industries technologiques et de défense américaines, et que le corridor de Lobito constitue un levier clé pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement face à la concurrence de la Chine.
Source: TRT Africa

















