Un groupe américain de défense des droits humains, International Rights Advocates (IRAdvocates), a déposé une plainte à Washington visant Apple, accusé de recourir à des minerais extraits dans des zones de conflit en République démocratique du Congo et au Rwanda. Selon l’organisation, le cobalt, l’étain, le tantale et le tungstène présents dans la chaîne d’approvisionnement d’Apple seraient liés à des violations graves, dont le travail forcé et le travail des enfants.
Apple a démenti à plusieurs reprises toute implication, affirmant avoir exigé de ses fournisseurs l’arrêt de l’approvisionnement dans ces régions. Mais IRAdvocates cite dans sa plainte trois fonderies chinoises accusées par l’ONU et Global Witness d’avoir traité du coltan provenant de mines contrôlées par des groupes armés et acheminé clandestinement via le Rwanda.
La procédure, qui ne réclame pas de dommages financiers, vise à faire reconnaître une violation des lois de protection des consommateurs et à obtenir une injonction contre ce qu’IRAdvocates qualifie de marketing trompeur.
Cette affaire intervient alors que plusieurs enquêtes antérieures ont été abandonnées faute de preuves, notamment en France, tandis qu’une procédure reste ouverte en Belgique. Malgré les critiques, Apple assure que 76 % du cobalt utilisé en 2024 était recyclé – un chiffre contesté par les plaignants.
L’action du groupe restait orientée à la hausse à Wall Street, gagnant 0,8 %.

















