Une équipe de chercheurs de Université de Lund met en garde contre un risque potentiellement plus élevé de mélanome cutané chez les personnes tatouées. L’étude, publiée dans l’European Journal of Epidemiology, a comparé près de 3 000 patients atteints de mélanome à 8 500 personnes en bonne santé.
Les résultats montrent que 22 % des personnes atteintes de mélanome étaient tatouées, contre 20 % dans le groupe témoin. Après ajustement des facteurs de risque tels que l’exposition au soleil, l’usage des cabines UV et le type de peau, les chercheurs observent une augmentation du risque relatif de 29 % chez les personnes tatouées.
Les scientifiques soulignent que certaines encres de tatouage contiennent des substances potentiellement cancérigènes, comme des métaux lourds, des amines aromatiques ou des hydrocarbures aromatiques polycycliques. Injectée dans la peau, l’encre est perçue comme un corps étranger, activant le système immunitaire. Sous l’effet du soleil, certains pigments pourraient se dégrader en composés nocifs.
Les auteurs restent toutefois prudents : d’autres études sont nécessaires pour établir un lien de causalité formel. Cette recherche s’inscrit dans un contexte marqué par l’augmentation parallèle du nombre de tatouages et de l’incidence du mélanome dans la population.
Source: TRT AFRİCA

















