Le gouvernement du Venezuela a fermement condamné ce qu’il qualifie de « très grave agression militaire » menée par les États-Unis contre des zones civiles et militaires de Caracas et des États voisins (Miranda, Aragua et La Guaira). Dans un communiqué, Caracas estime que ces actions menacent la paix et la stabilité internationales et mettent en danger « la vie de millions de personnes ».
Selon les autorités vénézuéliennes, l’objectif de ces frappes serait de s’emparer de ressources stratégiques, notamment le pétrole et les minerais, et de briser l’indépendance politique du pays. Le président Nicolás Maduro a annoncé la mise en œuvre d’un décret d’état d’exception, appelant les forces sociales et politiques à se mobiliser « pour vaincre l’agression impérialiste ».
Dans la nuit de vendredi à samedi, de fortes explosions ont été entendues dans et autour de Caracas — y compris près de l’aéroport et du port — ainsi qu’à Higuerote, à l’est de la capitale. Des habitants ont rapporté des coupures d’électricité dans certains quartiers et des déflagrations suffisamment puissantes pour faire vibrer les vitres à plusieurs kilomètres, possiblement vers Fuerte Tiuna, vaste complexe militaire urbain.
Ces événements surviennent après des déclarations du président américain Donald Trump, qui a évoqué la possibilité d’actions terrestres et affirmé que les jours de Maduro étaient « comptés », dans un contexte de déploiements navals américains dans les Caraïbes. Washington avait par ailleurs indiqué avoir détruit une zone de mise à quai accusée d’être liée au narcotrafic, une affirmation contestée par Caracas.
Dans une interview récente, Nicolás Maduro assurait que le système de défense nationale garantissait l’intégrité territoriale du pays. Les accusations américaines de narcotrafic à son encontre sont rejetées par Caracas, qui y voit un prétexte pour un changement de régime et l’accès aux plus grandes réserves pétrolières prouvées au monde.
Source: TRT World

















