La Chine a annoncé la suppression, à partir du 1er mai, de tous les droits de douane appliqués aux importations provenant de 53 pays africains, à l’exception de l’Eswatini. Cette décision vise à faciliter l’accès des pays africains à l’un des plus vastes marchés mondiaux.
L’Eswatini est exclu de cette mesure en raison de sa reconnaissance diplomatique de Taïwan, que Pékin considère comme une province chinoise.
Ces dernières années, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont connu une progression rapide, passant de 10 milliards de dollars en 2000 à 114 milliards en 2010, puis à 187 milliards en 2020. Cette dynamique s’est accélérée pour atteindre 278 milliards en 2023, 295,6 milliards en 2024 et 348 milliards en 2025.
Dans ce contexte, les exportations chinoises vers l’Afrique restent largement supérieures aux importations en provenance du continent. En 2024, elles ont atteint 179 milliards de dollars contre 99 à 116 milliards pour les exportations africaines vers la Chine. En 2025, cet écart s’est encore creusé, avec 225 milliards de dollars d’exportations chinoises contre 123 milliards côté africain.
La Chine demeure ainsi le premier partenaire commercial de l’Afrique, représentant une part importante des échanges du continent. Elle concentre environ 25 % des importations africaines et reste une destination majeure pour les exportations, notamment dans les matières premières.
En effet, près de 69 % des exportations africaines vers la Chine sont composées de pétrole, d’or, de cuivre, d’aluminium et de minerai de fer, ce qui illustre une forte dépendance aux ressources naturelles.
Malgré la croissance des échanges, la diversification des exportations africaines reste limitée, les produits industriels et agricoles occupant encore une place marginale dans les flux commerciaux vers la Chine.
Source: AA

















