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Union européenne : plus de 27 000 refus d’entrée depuis le lancement du nouveau système frontalier

Le dispositif automatisé de contrôle aux frontières renforce la sécurité et modernise la gestion des entrées dans l’espace Schengen

Newstimehub

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10 Avr, 2026

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Plus de 27 000 personnes se sont vu refuser l’accès à l’Union européenne depuis l’introduction progressive, en octobre, du nouveau système électronique de contrôle aux frontières, dont environ 700 ont été identifiées comme présentant un risque pour la sécurité, selon la Commission européenne.

L’exécutif européen précise que le système d’entrée-sortie (EES), désormais entièrement opérationnel, a enregistré plus de 52 millions de passages aux frontières extérieures de l’UE depuis sa mise en service.

Ce dispositif repose sur la collecte de données biométriques, notamment les empreintes digitales et la reconnaissance faciale, ainsi que sur l’enregistrement numérique des dates d’entrée et de sortie des voyageurs, remplaçant ainsi le tampon manuel dans les passeports.

Il s’applique aux ressortissants de pays tiers, c’est-à-dire aux personnes ne possédant pas la nationalité d’un des 27 États membres de l’Union européenne ni de pays associés à l’espace Schengen, comme la Norvège, la Suisse, l’Islande ou le Liechtenstein. Il concerne les séjours de courte durée limités à 90 jours sur une période de 180 jours.

Selon la Commission, le temps moyen d’enregistrement est d’environ 70 secondes grâce à un système combinant pré-enregistrement en ligne, bornes automatiques et vérification par les services frontaliers.

Bruxelles estime que ce mécanisme permet de moderniser la gestion des frontières, de limiter les dépassements de séjour et de renforcer la sécurité, notamment en facilitant l’identification des personnes en situation irrégulière ou jugées à risque.

Cependant, lors de sa mise en place, le dispositif avait suscité certaines inquiétudes, notamment dans le secteur aérien, en raison de possibles retards et complications logistiques.

La Commission européenne affirme désormais que le système est pleinement déployé sur l’ensemble des points de passage extérieurs de l’Union et poursuit sa coopération avec les États membres pour en garantir le bon fonctionnement.

Source: AA