Au Soudan, la guerre a plongé le système de santé dans une crise profonde, contraignant les médecins à prendre des décisions extrêmes. À Omdurman, en périphérie de Khartoum, le Dr Jamal Eltaeb a choisi de rester en poste malgré les bombardements et le manque de moyens.
À la tête de l’hôpital Al Nao, ce chirurgien orthopédiste a continué d’exercer alors que les combats opposaient l’armée soudanaise aux Forces de soutien rapide, et que le contrôle de la ville changeait de camp.
Face à l’afflux massif de blessés, au départ de nombreux collègues et à l’épuisement des ressources médicales, il a dû gérer l’établissement avec une équipe réduite, souvent dans des conditions extrêmes : coupures d’électricité prolongées, pénurie de médicaments essentiels et dépendance aux générateurs.
Malgré plusieurs bombardements ayant visé l’hôpital, le personnel a poursuivi ses activités, confronté à des choix médicaux particulièrement difficiles, notamment lors d’arrivées massives de blessés.
Avant le conflit, l’établissement fonctionnait à faible capacité. Mais depuis le déclenchement des hostilités en avril 2023, il est devenu l’un des rares centres de soins encore opérationnels dans la région.
Selon les estimations, près de 40 % des hôpitaux du pays ne sont plus fonctionnels, certains ayant été détruits ou réquisitionnés par des groupes armés.
Aujourd’hui, malgré les destructions et l’effondrement général du système de santé, l’hôpital Al Nao reste un symbole de résilience, continuant de fournir des soins dans un environnement marqué par la violence et l’instabilité.
Source: Africanews

















