La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a annoncé une revalorisation significative des indemnisations accordées aux éleveurs affectés par la tuberculose bovine. Le montant atteint désormais 3 350 euros par bovin de plus de 24 mois, soit une augmentation de 850 euros, avec application rétroactive.
Cette mesure vise à compenser les pertes économiques liées aux abattages sanitaires obligatoires, mis en œuvre dès la détection de la maladie dans un élevage. Elle répond à une demande persistante des professionnels du secteur, confrontés à des contraintes sanitaires strictes.
La tuberculose bovine, maladie infectieuse transmissible à l’homme, reste sous surveillance étroite. Sa propagation est notamment liée à la faune sauvage, et sa gestion repose principalement sur l’abattage des animaux contaminés ou suspectés.
Malgré une baisse du nombre de foyers recensés 50 à la mi-mars 2026 contre 93 en 2025 la vigilance reste de mise, notamment dans certaines régions comme le Sud-Ouest et la Corse. La France conserve néanmoins son statut de pays indemne, un élément crucial pour ses exportations de bétail.
Selon les données professionnelles, plusieurs milliers d’animaux sont abattus chaque année dans le cadre de cette politique sanitaire, ce qui accentue la pression économique sur les éleveurs. Dans ce contexte, les dispositifs d’indemnisation apparaissent comme un levier essentiel pour soutenir la filière.
Source: AA

















