En Kenya, les autorités ont annoncé la suspension provisoire de certaines normes de qualité applicables aux carburants afin de faire face à une situation d’approvisionnement jugée critique.
Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient, qui perturbent les routes maritimes énergétiques et réduisent l’accès aux importations de pétrole.
Le détroit stratégique d’Ormuz, corridor majeur du commerce mondial des hydrocarbures, est particulièrement affecté par les tensions entre les acteurs régionaux et internationaux.
Le Kenya, qui dépend largement des importations de carburants raffinés provenant du Golfe, fait face à une diminution rapide de ses stocks disponibles.
Pour éviter un ralentissement économique, le gouvernement a décidé d’assouplir temporairement les exigences relatives à la teneur en soufre dans les carburants importés.
Cette mesure permet l’entrée sur le marché de produits moins raffinés, mais aussi plus polluants, ce qui suscite des préoccupations sur le plan environnemental et sanitaire.
Les autorités assurent toutefois que cette dérogation restera limitée dans le temps et sera réévaluée en fonction de l’évolution de la situation internationale.
En cas de prolongation de la crise, d’autres pays fortement dépendants des importations énergétiques pourraient envisager des mesures similaires pour sécuriser leur approvisionnement.
Source: Africanews

















