Afrique

Le Nigeria va rapatrier plus de 1 000 ressortissants d’Afrique du Sud

Cette décision d’Abuja fait suite au rapatriement récent par le Ghana de centaines de ses citoyens d’Afrique du Sud, en réponse à une vague de manifestations et de violences visant les étrangers.

Newstimehub

Newstimehub

5 Juin, 2026

9a1d2c23 3562 4c05 a37f d216d0870d9b 1778666523562

Le Nigeria a annoncé vendredi son intention de rapatrier plus de 1 000 de ses ressortissants d’Afrique du Sud, alors que les tensions anti-immigrés s’intensifient dans ce pays, qui est depuis longtemps une destination pour les travailleurs africains, qu’ils soient en situation régulière ou non.

Cette décision d’Abuja fait suite au rapatriement récent par le Ghana de centaines de ses citoyens d’Afrique du Sud, en réponse à une vague de manifestations et de violences visant les étrangers.

La sélection des candidats au programme de rapatriement volontaire du Nigeria a commencé jeudi, a déclaré vendredi à l’AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Kimiebi Ebienfa.

« Le chiffre total n’est pas encore connu », a-t-il ajouté. « Nous nous attendons à plus de 1 000 personnes. »

Dans un communiqué daté de mardi, le Haut-Commissariat du Nigeria à Pretoria a affirmé avoir « négocié des dérogations avec les autorités d’accueil » afin que les personnes ayant commis des « infractions liées à l’immigration » soient autorisées à partir sur les vols de rapatriement prévus plutôt que d’être placées en détention.

L’Afrique du Sud, qui était jusqu’à récemment l’économie la plus industrialisée du continent, attire depuis longtemps des travailleurs de toute la région.

Mais, confrontée à un taux de chômage supérieur à 30 %, elle a connu des vagues répétées de manifestations xénophobes, notamment une recrudescence de la violence ces dernières semaines.

Ces dernières tensions ont ravivé, à travers toute l’Afrique, des débats délicats sur la xénophobie, les migrations et le fossé entre le discours panafricain et les réalités auxquelles sont confrontées les migrations sur le continent.

L’ultimatum lancé par un groupe d’initiatives citoyennes, exigeant l’expulsion des migrants en situation irrégulière avant le 30 juin, fait craindre de nouvelles violences après les émeutes anti-immigrés qui ont éclaté par le passé et ont fait des dizaines de morts.

Le mois dernier, le Ghana a rapatrié quelque 300 personnes, le premier groupe d’un total estimé par les autorités à environ 800 ressortissants ghanéens.