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La Türkiye dénonce l’utilisation des événements de 1915 par Israël pour faire oublier Gaza

Ankara a dénoncé la reconnaissance par Israël des événements de 1915, qualifiant cette décision de manœuvre politique visant à dissimuler ses crimes contre les Palestiniens.

Newstimehub

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29 Juin, 2026

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Le ministère turc des Affaires étrangères a déclaré dimanche : «Le gouvernement israélien, qui a systématiquement persécuté le peuple palestinien sous les yeux du monde entier et qui est actuellement jugé devant la Cour internationale de Justice pour génocide contre la population de Gaza, cherche à dissimuler ses propres crimes par la décision politique qu’il a adoptée concernant les événements de 1915.»

Le ministère a ajouté que cette décision ignorait les faits juridiques et historiques et reflétait les pressions exercées sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et ses collaborateurs, lesquels font l’objet de mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale en lien avec des crimes commis contre les Palestiniens de Gaza.

La Türkiye a indiqué qu’elle continuerait à œuvrer pour mettre fin aux «politiques expansionnistes et déstabilisatrices d’Israël dans la région», tout en demandant que le gouvernement Netanyahu rende des comptes pour ses «crimes contre les civils, en particulier les Palestiniens».

Une tragédie dont les deux camps ont été victimes

La Türkiye s’oppose à la qualification de «génocide» des événements de 1915.

Selon Ankara, il s’agit d’une tragédie au cours de laquelle les deux camps ont subi des pertes.

Ankara a proposé à plusieurs reprises la création d’une commission mixte composée d’historiens turcs et arméniens, ainsi que d’experts internationaux, afin d’aborder cette question.

En 2014, Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre et aujourd’hui président, a présenté ses condoléances aux descendants des Arméniens qui ont perdu la vie lors des événements de 1915.

A contrario, depuis octobre 2023, Israël a tué près de 73 000 Palestiniens et en a blessé plus de 173 000 à Gaza. Ce génocide a dévasté une grande partie des infrastructures civiles du territoire, tandis que la situation humanitaire y reste critique.

Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis à Gaza.

Israël fait également l’objet d’une procédure pour génocide devant la Cour internationale de Justice concernant la guerre qu’il a menée contre l’enclave palestinienne.