L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a fait plus de 400 morts, un cas ayant récemment été détecté à Kisangani, grande ville du nord-est du pays situé à près de 600 km du foyer de la crise, selon un dernier bilan officiel publié jeudi.
Au total, 438 décès et 1 406 cas ont été recensés, selon le point de situation de l’Institut national de santé publique (INSP).
L’épidémie, dont le foyer se situe dans la province de l’Ituri, a été déclarée officiellement le 15 mai.
Dimanche, les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont annoncé le lancement d’une nouvelle plateforme visant à soutenir les capacités continentales d’urgence sanitaire face à l’épidémie de virus Ebola en cours dans la région.
Baptisée Équipe continentale conjointe d’appui à la gestion des incidents (IMST), la plateforme a été lancée en partenariat avec le Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique et le gouvernement ougandais, selon un communiqué.
L’Africa CDC a indiqué que la plateforme établit un cadre opérationnel unifié pour renforcer la capacité de l’Afrique à se préparer, à coordonner et à répondre aux urgences de santé publique, tout en soutenant la riposte en cours à la maladie à virus Ebola de Bundibugyo.
Ce vaste pays d’Afrique centrale — dont l’est est en proie à trois décennies de conflit — dispose de capacités limitées pour effectuer des tests de laboratoire permettant de confirmer les cas.



















