Afrique

L’opposant ougandais Kizza Besigye s’effondre au tribunal lors de son procès pour trahison

L’audience a été suspendue. L’épouse de Besigye, Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’ONUSIDA, affirme que l’état de santé de son mari se dégrade rapidement.

Newstimehub

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29 Juil, 2026

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L’opposant ougandais Kizza Besigye s’est effondré mercredi en pleine audience lors de son procès pour trahison.

Âgé de 69 ans et détenu sans possibilité de libération sous caution depuis plusieurs mois, Besigye a crié à plusieurs reprises « Stop ! » avant de basculer en arrière dans le box des accusés.

L’audience a été suspendue tandis que des gardiens de prison se sont précipités pour lui porter assistance.

Candidat malheureux à quatre reprises à l’élection présidentielle, Besigye s’est vu refuser à plusieurs reprises une remise en liberté sous caution. Son principal avocat, Erias Lukwago, a lui aussi été arrêté et inculpé pour avoir prétendument omis de signaler des actes de trahison.

Ces derniers jours, les procureurs ont présenté des éléments de preuve qui, selon eux, démontrent que Besigye et plusieurs autres personnes auraient comploté pour renverser le gouvernement du président Yoweri Museveni.

L’épouse de Besigye, Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’ONUSIDA, affirme que l’état de santé de son mari se dégrade rapidement et tente, avec d’autres soutiens, d’attirer l’attention de la communauté internationale sur son sort.

Les partisans de sa libération pour raisons humanitaires estiment qu’il doit pouvoir consulter un médecin de son choix, plutôt que les médecins désignés par le gouvernement au sein de la prison de haute sécurité où il est détenu.

Selon un communiqué de son parti, le People’s Front for Freedom, la situation de Besigye est « critique » et il n’a toujours pas accès au médecin qu’il souhaite consulter. Le parti affirme également qu’« aucun médecin de la prison n’était présent au tribunal ».

Figure de l’opposition ougandaise, Besigye s’est présenté pour la dernière fois à l’élection présidentielle en 2016.

En novembre 2024, Besigye avait disparu à Nairobi, au Kenya, avant de réapparaître devant un tribunal militaire à Kampala, où il avait été inculpé pour des faits liés à une menace contre la sécurité nationale. Son dossier a ensuite été transféré devant une juridiction civile, les poursuites étant requalifiées en trahison, un crime passible de la peine de mort en Ouganda.

Le président Museveni a déclaré que Besigye devait répondre des « infractions très graves qu’il est accusé d’avoir préparées » et a appelé à un « procès rapide afin que la vérité éclate ».

Le fils du président, le général Muhoozi Kainerugaba, chef de l’armée ougandaise, a pour sa part accusé Besigye d’avoir comploté pour assassiner son père.

Kizza Besigye fut autrefois un proche allié de Museveni durant la guérilla qui porta ce dernier au pouvoir en 1986. Il fut même son médecin personnel et son assistant militaire.

Il est ensuite devenu l’un de ses plus farouches détracteurs.

Réélu en janvier, Yoweri Museveni entame un septième mandat consécutif.