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Le président Erdogan révèle que l’Égypte pourrait rejoindre l’Accord de La Mecque

Le président turc a affirmé que le pacte de défense trilatéral entre son pays, l’Arabie Saoudite et le Pakistan est ouvert à l’Égypte, lors de sa conversation avec le média Al Jazeera. Il a réitéré qu’on ne peut pas abandonner Gaza.

Newstimehub

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16 Août, 2026

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En soulignant l’importance et l’ampleur de l’Accord de La Mecque, le président Erdogan a déclaré que l’Égypte pourrait rejoindre ce pacte de défense tripartite qu’il a signé avec l’Arabie saoudite et le Pakistan, élargissant potentiellement le cadre de sécurité collective.

Dans une interview accordée à Al Jazeera, publiée ce samedi, le président turc a réitéré que l’Accord de La Mecque était ouvert à d’autres pays, rappelant aux signataires qu’il faudra prendre des mesures coordonnées si un membre subit une agression extérieure.

Ce nouveau pacte de défense collective prévoit en effet qu’une attaque armée contre un membre sera considérée comme une attaque contre tous.

L’Accord de La Mecque, signé le 7 août dernier, vise à renforcer la dissuasion régionale et l’autonomie stratégique dans le contexte de la guerre conjointe que mènent les États-Unis et Israël contre l’Iran, ajoutée aux attaques de Tel-Aviv contre le Liban et la Syrie, et à son génocide en Palestine.

Concernant les effets économiques de la guerre entre Washington et Téhéran, Erdogan a affirmé qu’Ankara donne la priorité aux efforts visant à rouvrir le stratégique détroit d’Ormuz, dont une fermeture prolongée ne profite à personne.

Les restrictions de transit par cette voie – qui représentent la plus importante interruption de l’approvisionnement pétrolier recensée et qui s’élèveraient à une perte d’environ 20 millions de barils par jour par rapport aux niveaux antérieurs à la guerre – ont fait grimper le prix du Brent au-dessus de 100 à 130 dollars, ont déclenché l’inflation mondiale et ont ralenti la croissance du PIB.

Si les économies asiatiques importatrices d’énergie ont été les plus affectées, les mécanismes d’amortissement économiques ont évité une récession totale.

Le président turc a en outre reconnu le rôle important de médiation du Qatar dans les efforts pour mettre fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran, qui a tant affecté la région.

Erdogan prévoit une visite en Syrie.

Le président a souligné que la Syrie ne serait pas laissée seule, s’engageant à ce que la Türkiye fasse tout son possible pour soutenir la stabilité du pays et annonçant son intention de s’y rendre prochainement.

Les Kurdes syriens ont subi des années de pression sous le régime du président déchu Bachar al-Assad et de l’organisation terroriste PKK/YPG.

En ce sens, Erdogan a indiqué que les Kurdes de Syrie auraient leur part de paix et de stabilité, et a ajouté qu’Ankara continuerait de renforcer les liens avec les Kurdes et de protéger leurs droits dans toute la région.

« On ne peut pas laisser Gaza seule »

Le dirigeant turc s’est également exprimé sur le génocide que, selon lui, Israël perpètre contre les Palestiniens à Gaza, affirmant qu’Ankara « ne peut pas laisser » l’enclave seule, s’engageant à fournir un soutien continu et accusant Israël de poursuivre son offensive sur le territoire.

« La Türkiye ne peut pas laisser Gaza seule et fera tout le nécessaire pour la soutenir », a rappelé le président, soulignant que le mouvement de résistance palestinien Hamas s’acquitte fidèlement de ses obligations tandis qu’Israël maintient les bombardements.

En ce qui concerne le Liban, Erdogan a souligné que les attaques israéliennes continues restent une grande source d’inquiétude et a mis en avant le rôle de Washington pour mettre fin au conflit.

Il a indiqué qu’il avait abordé le sujet avec le président des États-Unis, Donald Trump, lors de la récente visite de son homologue en Türkiye.

Avions F-35, Afrique et Union européenne

Le président Erdogan a également confirmé le soutien de la Türkiye au Soudan et à la Libye, qualifiant de « bonnes » les relations avec le dirigeant du Conseil souverain soudanais et chef de l’armée, Abdel Fattah al-Burhan.

Concernant l’Union européenne, le président a estimé que l’adhésion au bloc n’était pas une priorité, estimant que l’Europe semblait réticente à admettre la Türkiye.

Il a ajouté que le continent européen y perdrait en excluant Ankara, alors que celle-ci cherche d’autres alliances régionales et internationales.

Enfin, Erdogan a rappelé que Trump avait promis de fournir à la Türkiye des avions de combat F-35, et qu’Ankara attendait l’exécution de cet engagement.