L’Iran a adressé une réponse « ferme et rationnelle » aux États-Unis et attend désormais que Washington décide s’il souhaite empêcher une nouvelle guerre, a déclaré mardi le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Il a averti qu’une nouvelle attaque déclencherait une riposte qui dépasserait les frontières géographiques.
S’exprimant lors d’une séance parlementaire, Ghalibaf, qui dirige également l’équipe iranienne chargée des négociations avec Washington, a affirmé que Téhéran était prêt aussi bien à la voie diplomatique qu’à une confrontation militaire.
« L’Iran a adressé une réponse ferme et rationnelle à la partie américaine. Désormais, la balle est dans le camp des États-Unis pour empêcher une guerre », a-t-il déclaré.
Il a souligné que les forces armées iraniennes maintenaient leur niveau de préparation défensive le plus élevé.
« Si Washington commet une nouvelle erreur stratégique, il doit savoir que cette fois-ci, il sera confronté à un nouveau champ de bataille et se retrouvera dans une situation encore plus désespérée pour trouver une issue », a-t-il averti.
Téhéran met en garde contre une reprise des opérations militaires
Ghalibaf a accusé Washington de poursuivre une politique de longue date visant à dominer l’Iran. Selon lui, les États-Unis sont passés d’une stratégie fondée sur le recours à des gouvernements qui leur sont dociles à l’utilisation de pressions militaires, économiques et psychologiques.
Il a affirmé que l’Iran ne céderait pas aux menaces militaires et averti que toute erreur d’appréciation de Washington pourrait provoquer une riposte imprévisible.
Ghalibaf a également indiqué que la réponse militaire iranienne à toute nouvelle attaque ne serait pas limitée par des frontières géographiques, sans fournir davantage de précisions.
Les contacts diplomatiques se poursuivent sur le détroit d’Ormuz et les sanctions
Ces déclarations interviennent alors que des contacts diplomatiques indirects se poursuivent entre Téhéran et Washington, à la suite de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a indiqué lundi que Téhéran continuait d’échanger des messages avec Washington par l’intermédiaire de médiateurs.
Il a ajouté que la proposition diplomatique iranienne révisée en sept étapes pourrait être entièrement mise en œuvre en deux jours.
Baqaei a précisé que les progrès en vue du rétablissement de la sécurité dans le détroit d’Ormuz dépendaient de la levée du blocus naval américain et de la prise en compte des demandes iraniennes, notamment l’allègement des sanctions et le dégel des avoirs iraniens détenus à l’étranger.
Téhéran affirme rester disposé à rechercher une solution diplomatique, tout en maintenant ses forces armées en état de répondre à toute reprise des opérations militaires.



















