Les voyageurs à destination des États-Unis devront signer, à partir de mardi soir, une attestation stipulant qu’ils n’ont pas été, les 21 jours précédant leur vol, en République démocratique du Congo, épicentre de l’épidémie actuelle d’Ebola en Afrique, a indiqué l’agence sanitaire américaine (CDC).
« Toutes les personnes embarquant dans un vol international pour les États-Unis devront attester (signer une déclaration) qu’elles n’ont pas été en République démocratique du Congo (RDC) dans les 21 jours précédant l’embarquement », écrivent les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) sur leur site internet.
Cette mesure s’appliquera aux vols internationaux décollant à partir de 23 h 59 mardi soir, heure de la côte Est (04 h 59 GMT), détaillent les CDC, en date du 30 octobre.
Cette obligation concernera les passagers et membres d’équipage des lignes commerciales ou de fret, précise encore l’agence de santé américaine.
« Le ministère américain de la Justice peut engager des poursuites et infliger des amendes aux personnes qui font sciemment et délibérément de fausses déclarations », poursuit le communiqué.
« A ce jour, aucun cas de maladie d’Ebola n’a été confirmé aux Etats-Unis en lien avec cette épidémie » actuelle, rappellent les CDC, dans un bulletin daté de lundi, assurant que « le risque global pour le public américain et les voyageurs reste faible ».
L’épidémie actuelle d’Ebola en Afrique a fait plus de 5 300 morts, l’immense majorité en République démocratique du Congo (RDC), son épicentre, selon l’agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC).
La flambée épidémique a été officiellement déclarée par la RDC il y a près de six mois, le 15 mai. Détecté tardivement, le virus avait déjà refait surface dans le pays de plus de 100 millions d’habitants plusieurs mois auparavant, s’accordent aujourd’hui à dire les spécialistes.



















