Le Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a signé, mercredi 4 novembre, un décret portant convocation des électeurs pour participer à l’élection présidentielle fixée au 3 mai 2027.
« Tous les citoyens burundais remplissant les conditions requises par la loi, résidant au Burundi ou à l’étranger, sont appelés à participer à l’élection du président de la République qui se tiendra le 3 mai 2027 », indique le décret présidentiel en son premier article.
Dans l’article 5, le même décret présidentiel indique que « les candidats des partis politiques, des coalitions des partis politiques ainsi que les candidats indépendants remplissant les conditions fixées par la loi et qui le souhaitent sont appelés à déposer leurs dossiers de candidature à la Commission électorale nationale indépendante, CENI, du 13 au 22 novembre 2026 ».
« En cas de second tour, le scrutin présidentiel aura lieu le 1er juin 2027 », précise encore le document.
Le code électoral du Burundi prévoit un deuxième tour pour l’élection présidentielle si aucun candidat n’obtient la majorité absolue (plus de 50% des suffrages exprimés) au premier tour.
Le vainqueur de la présidentielle prêtera serment le 18 juin 2027, a encore précisé Prosper Ntahorwamiye, président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
Le nouveau Code électoral fixe à 100 millions de francs burundais (environ 50 000 dollars) la caution pour un candidat à la présidentielle, contre 10 000 dollars dans le code précédent.
Selon Abel Gashatsi, leader du parti UPRONA (Union pour le progrès national), « la caution demandée est hors de portée pour nombre de partis, ce qui risque de freiner les candidats », a-t-il déclaré.
Le 27 avril dernier, le parti CNDD-FDD (Conseil de défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie) au pouvoir depuis 2005, a désigné l’actuel chef de l’État, Evariste Ndayishimiye, comme candidat à la présidentielle en 2027 pour un nouveau mandat.
Le général Evariste Ndayishimiye, 57 ans, a pris les rênes du Burundi en juin 2020 après la mort de son prédécesseur, Pierre Nkurunziza, également issu du CNDD-FDD. Il fait d’ores et déjà figure de favori pour un nouveau mandat de sept ans.



















