La crise du carburant qui paralyse Bamako depuis plusieurs semaines a profondément modifié les habitudes de déplacement dans la capitale malienne. Alors que les stations-service restent saturées, un marché inattendu s’envole : celui des motos et taxis électriques. Longtemps jugée marginale, cette solution connaît aujourd’hui un engouement sans précédent.
De plus en plus d’usagers adoptent ces engins pour échapper aux interminables files d’attente. Leur autonomie, comprise entre 80 et 140 kilomètres, et la possibilité de les recharger même en période de fourniture électrique instable, séduisent les citadins. Les ventes ont d’ailleurs explosé sur le marché local.
Mais cette alternative n’est pas sans limites : les motos électriques demeurent plus coûteuses — près du double du prix des modèles à essence — et parfois plus fragiles, malgré l’existence d’un réseau de maintenance. Pour certains spécialistes, un accompagnement de l’État pourrait toutefois transformer cette tendance en véritable réponse durable à la crise énergétique.

















