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Afrique du Sud : des milliers de manifestants réclament le départ des migrants irréguliers

Ces manifestations font suite à une série de rassemblements réclamant le départ des étrangers en situation irrégulière avant le 30 juin.

Newstimehub

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30 Juin, 2026

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Des milliers de personnes ont manifesté mardi dans plusieurs villes d’Afrique du Sud pour exiger le départ des ressortissants étrangers en situation irrégulière, à l’issue d’une campagne qui a duré plusieurs semaines, a provoqué la fuite de milliers de personnes et fait quatre morts.

Ces manifestations nationales viennent couronner une vague croissante de rassemblements organisés par une coalition informelle de petits partis politiques et de groupes d’autodéfense citoyens, qui avaient fixé au 30 juin une date limite non officielle pour le départ des étrangers sans papiers.

Quelques milliers de Sud-Africains sont descendus dans les rues du centre de Johannesburg, la capitale financière, où la plupart des magasins sont restés fermés, les employés chez eux et les nœuds de transport déserts.

Ils ont défilé derrière les organisateurs, brandissant des drapeaux et des pancartes, sous le regard de policiers vêtus de gilets pare-balles et coiffés de casques anti-émeutes.

Dans la ville de Durban, au sud-est du pays, bastion zoulou, les manifestants se sont présentés en tenue traditionnelle de guerriers, armés de lances, de fouets et de boucliers, certains drapés de peaux de léopard.

Au moins quatre véhicules blindés étaient postés le long du parcours, tandis qu’un hélicoptère de police survolait les lieux, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Brightness Gumbi, 48 ans, qui dirige une entreprise de restauration dans un township de Durban, a déclaré avoir rejoint la manifestation après avoir lutté pendant des années pour trouver un local abordable pour son activité.

«Les étrangers en situation irrégulière parviennent à payer parce qu’ils vendent de la drogue à notre peuple», a-t-elle déclaré à l’AFP. «J’espère que grâce à ces manifestations, notre président entendra nos cris et appliquera des lois plus strictes.»

Au Cap, haut lieu touristique, la mobilisation a été bien plus modeste : une centaine de personnes seulement ont participé à une marche dans le centre-ville, passant devant une contre-manifestation contre l’afrophobie et la xénophobie.

La police a indiqué que la plupart des manifestations à travers le pays s’étaient déroulées pacifiquement, mais qu’elle était intervenue pour faire face à « des incidents isolés de pillage et de tentatives de pillage ».