Afrique

Afrique du Sud: le président Ramaphosa appelle à l’unité régionale après une marche anti-migrants

Environ 300 personnes ont participé à un rassemblement anti-migrants encadré par les forces de l’ordre, après plusieurs semaines de manifestations qui ont poussé des dizaines de milliers d’étrangers à fuir le pays.

Newstimehub

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18 Août, 2026

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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a appelé les pays d’Afrique australe à l’unité face au « défi de l’immigration », après une manifestation hostile aux migrants en marge d’un sommet régional à Durban (est).

Ce rassemblement de quelque 300 personnes, étroitement encadré par les forces de l’ordre, a été organisé par l’un des groupes anti-migrants radicaux à l’origine de semaines de protestations ayant poussé des dizaines de milliers d’étrangers à fuir le pays.

Un hélicoptère et des drones ont survolé la zone tandis que des policiers à cheval et à moto ont escorté le groupe de manifestants jusqu’aux abords du bâtiment où s’est déroulé, jusqu’à lundi soir, le 46e sommet de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), qui regroupe 16 pays.

« Nous sommes ici pour vous dire de venir récupérer vos ressortissants qui se trouvent illégalement en Afrique du Sud », a déclaré Jacinta Ngobese-Zuma, une des figures du mouvement anti-migrants, en tête du cortège.

Elle a cité le Malawi, le Mozambique et le Zimbabwe, trois pays dont les citoyens constituaient la majeure partie des quelque 176 000 étrangers ayant quitté le pays, selon un décompte de l’AFP, à mesure que les manifestations s’intensifiaient.

Lors d’une conférence publique vendredi, en amont du sommet, le président sud-africain Cyril Ramaphosa avait exprimé la « profonde préoccupation » et la « honte » de son pays face aux discriminations et aux mauvais traitements subis ces derniers mois par des ressortissants d’autres pays.

Au moins quatre migrants ont trouvé la mort dans ces violences, selon la police sud-africaine, des gouvernements étrangers avançant un bilan plus lourd. Lundi en clôture de la réunion des pays d’Afrique australe (SADC) à Durban, Ramaphosa a insisté sur le « défi de l’immigration », disant que son pays avait « émis le souhait de travailler ensemble pour le relever ».

La gestion de ces manifestations et violences par le gouvernement a été critiquée par d’autres nations africaines, notamment le Ghana et le Nigeria, qui ne font pas partie de la SADC.

Pays le plus riche du continent, l’Afrique du Sud attire depuis longtemps les migrants, mais elle est confrontée à un taux de chômage supérieur à 30% et à de profondes inégalités. Le pays, qui a pris la présidence tournante de la SADC lors de ce sommet, a appelé à la tenue d’une conférence sur la question des migrations à l’échelle du continent.