Quatre personnes ont été arrêtées, et trois d’entre elles incarcérées, dans une enquête menée en Belgique sur des soupçons de crimes contre l’humanité et crimes de guerre ciblant un groupe armé séparatiste camerounais, a annoncé mardi le parquet fédéral belge.
Une enquête internationale menée notamment par la Belgique, la Norvège et les États-Unis vise les Forces de défense de l’Ambazonie (ADF), un groupe séparatiste engagé dans la lutte pour l’indépendance d’un territoire anglophone dans l’ouest du Cameroun.
Selon le parquet fédéral belge, plusieurs personnes résidant en Belgique sont soupçonnées d’appartenir à la direction du groupe et de collecter des fonds destinés à l’achat d’armes et de munitions utilisés dans des attaques et assassinats au Cameroun. Des perquisitions ont été menées simultanément à Anvers et à Londerzeel, conduisant à l’arrestation de quatre suspects, dont trois ont été placés en détention provisoire.
L’enquête, ouverte depuis l’été 2025 pour des soupçons de crimes de droit international commis depuis 2020, s’appuie notamment sur un rapport des autorités judiciaires norvégiennes. Le chef de l’ADF, Lucas Cho Ayaba, est détenu en Norvège depuis septembre 2024 et fait face à des accusations de crimes de guerre qu’il rejette.
Le conflit séparatiste dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun dure depuis 2016 et a causé la mort d’au moins 6 000 civils selon Human Rights Watch. Les tensions sont nées après la répression de manifestations dénonçant la marginalisation de la minorité anglophone, qui représente environ 20 % de la population camerounaise.
Source: TRT Africa

















