Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a requis 20 ans de réclusion contre Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, dans le cadre du procès en appel lié à l’assassinat de Samuel Paty, professeur décapité en octobre 2020. En première instance, Sefrioui avait écopé de 12 ans et Chnina de 10 ans, mais la Cour d’assises spéciale de Paris les avait finalement condamnés respectivement à 15 et 13 ans.
Le PNAT les accuse d’avoir contribué à la chaîne ayant conduit au meurtre, en diffusant des vidéos dénonçant un cours de Samuel Paty où il avait montré des caricatures du Prophète Mohammed. Les peines requises comprennent également une période de sûreté des deux tiers, et la qualification d’association de malfaiteurs terroriste (AMT), déjà reconnue en première instance.
Cette sévérité, alors que les deux hommes ne connaissaient pas directement l’assaillant, a provoqué un choc dans leur entourage. Le professeur d’histoire-géographie enseignait au collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) et avait été assassiné par Abdoullakh Anzorov, étudiant tchétchène, quelques jours après avoir montré les caricatures lors d’un cours sur la liberté d’expression.
Lors du procès de première instance, tous les huit accusés ont été reconnus coupables de diverses infractions, avec des peines allant jusqu’à 16 ans. Parmi les quatre accusés en appel, figurent Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, anciens amis de l’assaillant, condamnés à 16 ans pour complicité d’assassinat, malgré l’écartement de cette qualification par le PNAT dans son réquisitoire.
Le procès en appel s’est ouvert le 26 janvier 2026 et doit se poursuivre jusqu’au 2 mars 2026, date à laquelle la Cour rendra son verdict final.
Source: AA

















