Le président du Conseil souverain du Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhan, a affirmé dimanche qu’« il n’y aura pas de paix » tant que les Forces de soutien rapide (RSF) n’auront pas été éliminées. S’exprimant à sa résidence de Port-Soudan, il a estimé que toute proposition incluant les RSF ne ferait que « reporter la crise », ajoutant que leur neutralisation pouvait passer par le dépôt des armes et la reddition.
Selon lui, le conflit a causé une destruction généralisée, des pertes civiles importantes et des dégâts matériels majeurs à travers le pays, affectant l’ensemble de la population soudanaise, qu’il dit unie contre le groupe paramilitaire.
Évoquant les initiatives diplomatiques, al-Burhan a critiqué les appels à un cessez-le-feu apparus après la chute d’Al-Fashir en octobre, estimant qu’ils visaient à permettre aux RSF d’étendre leur contrôle territorial. Il a affirmé qu’aucune proposition de trêve n’avait été avancée durant le siège de la ville.
Le chef du Conseil souverain a par ailleurs indiqué que Khartoum avait proposé la Türkiye ou le Qatar comme médiateurs, une option rejetée par les RSF. Il a cité également un rôle possible pour l’Arabie saoudite et l’Égypte, déclarant placer sa confiance « d’abord en Dieu, puis » dans le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Al-Burhan a enfin soutenu que les RSF ne sont « pas à la hauteur » de l’armée régulière et a accusé le groupe de poursuivre ses attaques et ses approvisionnements en armes malgré les résolutions de l’Nations Unies, notamment au Darfour. Le conflit, déclenché en avril 2023 sur fond de désaccords concernant l’unification des forces armées, a plongé le pays dans l’une des pires crises humanitaires au monde, avec des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés.
Source: TRT Africa



















