Afrique

Burundi : lancement d’un programme de rapatriement volontaire de réfugiés congolais

Le gouvernement burundais et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés organisent des retours encadrés face à la baisse de l’aide humanitaire.

Newstimehub

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21 Avr, 2026

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Les autorités burundaises, en partenariat avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, ont annoncé la mise en place d’un programme de rapatriement volontaire destiné aux réfugiés originaires de la République démocratique du Congo présents sur leur territoire.

Cette opération, dont le lancement est prévu prochainement, s’inscrit dans une volonté de promouvoir des solutions durables pour les populations déplacées, malgré un contexte sécuritaire encore fragile dans l’est de la RDC.

Selon un communiqué conjoint, ces retours reposent exclusivement sur le volontariat, chaque réfugié étant libre de décider de son départ.

Cette initiative intervient alors que les besoins humanitaires augmentent, tandis que les ressources disponibles pour y répondre restent insuffisantes.

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés avait récemment alerté sur la situation préoccupante du site de Busuma, qui accueille des dizaines de milliers de réfugiés congolais et fait face à des pénuries importantes en eau, en nourriture, en soins médicaux et en abris.

Les autorités ont précisé qu’aucun retour ne serait forcé et que les personnes intéressées pourront se présenter dans des centres dédiés afin d’entamer les démarches nécessaires, notamment pour faciliter le regroupement familial.

Une attention particulière sera portée aux personnes vulnérables, notamment les familles avec enfants scolarisés ou les individus ayant des besoins spécifiques.

Dans un premier temps, certaines zones de la province du Sud-Kivu ont été identifiées comme prioritaires pour la réinstallation.

Le Burundi continue d’accueillir plusieurs centaines de milliers de réfugiés, principalement en provenance de la RDC, dans un contexte marqué par un déficit important de financement de l’aide humanitaire.

Source: AA