Afrique

Centrafrique : face aux attaques, l’ONU pourrait couper l’aide à 20.000 personnes

Le coordonnateur humanitaire de l’ONU sur place appelle l’ensemble des parties au conflit à « cesser immédiatement » les exactions, « les actes de taxation illégale et d’ingérence dans les opérations humanitaires ».

Newstimehub

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30 Sep, 2026

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Le coordonnateur humanitaire des Nations Unies en Centrafrique a condamné les attaques répétées contre le personnel et les opérations humanitaires dans le sud-est du pays, prévenant mardi que près de 20.000 personnes risquaient d’être privées d’une assistance vitale.

La situation sécuritaire de ce pays enclavé d’Afrique centrale s’est améliorée depuis la sanglante guerre civile des années 2010, et la région du Haut-Mbomou, dans le sud-est, avait notamment retrouvé un calme relatif. Mais plusieurs mouvements rebelles demeurent actifs et constituent un des principaux facteurs d’instabilité dans la région.

Dans une déclaration publiée mardi soir, le responsable de l’ONU a fait part de sa vive inquiétude à la suite des « attaques perpétrées contre le personnel humanitaire et les opérations humanitaires sur l’axe Zémio-Djéma les 17 et 21 septembre ».

« De telles attaques sont inacceptables et constituent une violation du droit international humanitaire. Le personnel humanitaire doit être protégé en tout temps », a insisté Mohamed Ag Ayoya, coordonnateur humanitaire de l’ONU sur place, appelant l’ensemble des parties au conflit à « cesser immédiatement » les exactions, « les actes de taxation illégale et d’ingérence dans les opérations humanitaires ».

« Si les contraintes d’accès actuelles persistent, environ 20 000 personnes, dont certaines des communautés les plus vulnérables vivant le long des axes Zémio-Djéma et Zémio-Mboki, risquent d’être privées d’une assistance humanitaire dont elles ont un besoin urgent », estime l’ONU.

La préfecture du Haut-Mbomou figure parmi les régions les plus affectées par les incidents sécuritaires entravant le travail des organisations non gouvernementales (ONG) et des agences de l’ONU.

Cette zone frontalière reculée, située à plus de 1.000 km au sud-est de la capitale Bangui, subit régulièrement de vives tensions sécuritaires alimentées par la présence de divers groupes armés, notamment la milice locale d’autodéfense Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG) ainsi que des éléments rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

La multiplication des braquages, des barrages routiers illégaux et des attaques directes le long des axes routiers aggrave l’isolement des populations civiles déjà fragilisées par les déplacements répétés.