L’Afrique de l’Ouest reste l’une des régions du continent les plus marquées par les coups d’État militaires. Depuis les années 1960, plusieurs pays ont connu des renversements successifs du pouvoir, révélant une instabilité structurelle et une fragilité institutionnelle persistantes.
Niger : cinq coups d’État majeurs depuis 1974
Le premier putsch survient le 15 avril 1974, lorsque le lieutenant-colonel Seyni Kountché renverse le président Hamani Diori, accusé de corruption et d’incompétence. S’ensuivent plusieurs périodes de transitions militaires, dont le coup d’État du 27 janvier 1999, marqué par l’assassinat du général Baré Maïnassara. Plus récemment, le 26 juillet 2023, le président élu Mohamed Bazoum est renversé par le général Abdourahmane Tiani, dans un contexte d’insécurité croissante.
Mali : une succession de renversements depuis 1968
Le pays connaît son premier coup d’État le 19 novembre 1968, lorsque de jeunes officiers renversent Modibo Keita. D’autres putschs suivront, notamment celui du 22 mars 2012, en pleine crise sécuritaire au Nord, puis les deux coups d’État successifs d’Assimi Goïta en août 2020 et mai 2021, qui plongent le Mali dans une transition politique prolongée.
Burkina Faso : un record régional de 8 coups d’État réussis
Considéré comme un véritable « laboratoire politique », le Burkina Faso a connu dix tentatives et huit coups d’État réussis. Parmi les plus marquants, celui du 15 octobre 1987, au cours duquel Blaise Compaoré prend le pouvoir après l’assassinat de Thomas Sankara. Plus récemment, les deux putschs de 2022 ont porté Paul-Henri Damiba puis le capitaine Ibrahim Traoré à la tête de l’État.
Source: Le Patriote Benin

















