Le tribunal correctionnel de Paris doit rendre lundi sa décision dans le procès très suivi pour cyberharcèlement visant Brigitte Macron. Dix personnes sont poursuivies pour avoir diffusé ou relayé, sur les réseaux sociaux, insultes, propos transphobes et rumeurs portant sur son identité de genre et sur son écart d’âge avec le président Emmanuel Macron.
Au cœur du dossier : une infox mondiale, affirmant à tort que Brigitte Macron serait une femme transgenre. Cette rumeur, massivement relayée depuis plusieurs années, a poussé le couple présidentiel à engager des poursuites judiciaires en France et aux États-Unis. À la veille du délibéré, l’épouse du chef de l’État a rappelé sur TF1 son engagement contre le harcèlement : « Je me bats pour aider les adolescents. Si je ne montre pas l’exemple, c’est difficile », a-t-elle déclaré, soulignant l’impact profond de ces attaques sur sa vie privée et familiale.
Lors du procès, qui s’est tenu fin octobre, le parquet a requis des peines de trois à douze mois de prison avec sursis et jusqu’à 8 000 euros d’amende. Les réquisitions les plus lourdes visent les prévenus présentés comme “instigateurs” de la campagne de harcèlement, dont Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan, Amandine Roy et Bertrand Scholler. Les autres accusés sont décrits comme des “suiveurs”, ayant relayé ou validé ces contenus.
Absente à l’audience, Brigitte Macron avait expliqué aux enquêteurs que la rumeur avait eu un retentissement dévastateur, jusque dans sa sphère intime, ses petits-enfants étant confrontés à des propos niant l’identité de leur grand-mère. Sa fille, Tiphaine Auzière, a confirmé à la barre les conséquences sur la santé et la sérénité de la Première dame.
Les prévenus, pour la plupart, ont invoqué la liberté d’expression, parlant de satire ou de “vérités cachées”. Le tribunal devra désormais trancher entre ces arguments et la qualification pénale de harcèlement en ligne, dans un dossier devenu emblématique de la lutte contre les dérives numériques et les campagnes de désinformation ciblant des personnalités publiques.
Source: TV5 Monde

















