Des assaillants armés ont enlevé une femme et sa fille dans un centre de santé de l’est de la République démocratique du Congo, ont indiqué mardi des autorités, suscitant des craintes d’une nouvelle propagation du virus Ebola.
Les assaillants, armés d’armes blanches, ont pris d’assaut une clinique près de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, tard lundi, et ont emmené les deux personnes, selon un avis provincial vu par Reuters. L’avis n’identifiait pas les assaillants ni n’en donnait les motifs.
Il indiquait que la fillette de six ans avait été testée positive au virus Ebola.
L’incident souligne comment l’insécurité et la méfiance de certaines communautés envers les agents de santé minent les efforts de lutte contre l’épidémie dans l’est de la RDC, où les attaques répétées contre le personnel médical et les équipes de riposte ont perturbé le traçage des contacts et l’isolement des cas suspects.
Pas encore retrouvés
« Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore retrouvé les deux personnes que nous recherchons. Nous lançons un appel solennel pour qu’elles se rendent le plus rapidement possible dans un centre de traitement de l’Ebola, car leur retour dans la communauté risque d’aggraver leur état de santé et, surtout, d’infecter leurs proches », a déclaré à Reuters le docteur Lubambo Maboko Gaston, responsable de la riposte contre Ebola au Nord-Kivu.
Lubambo a précisé qu’aucun membre du personnel médical n’avait été blessé lors de l’attaque, ajoutant que le centre de santé n’était protégé ni par l’armée ni par la police.
L’incident survient au milieu d’une série d’incidents sécuritaires visant les intervenants contre Ebola dans l’est de la RDC, notamment de récentes attaques contre des équipes d’inhumation sécurisée et des centres de traitement dans la province voisine de l’Ituri.
Le Nord-Kivu a enregistré jusqu’à présent 67 cas confirmés et 38 décès, selon des données gouvernementales publiées mardi, ce qui en fait la deuxième province la plus touchée après l’Ituri, qui représente plus de 90 % des cas.
Au niveau national, l’épidémie a infecté 837 personnes et fait 196 morts, selon les données gouvernementales.



















