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Guinée-Bissau: les partis politiques siégeant à moins de 500 m de la Présidence sommés de déménager

Plusieurs anciens chefs d’Etat du pays se sont plaints dans le passé de cette proximité et des nuisances sonores qu’elle entraîne.

Newstimehub

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19 Sep, 2026

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Le pouvoir militaire en Guinée-Bissau a sommé le parti historique du PAIGC de déménager d’ici la semaine prochaine son siège situé près du palais présidentiel, selon un communiqué transmis à l’AFP vendredi soir.

Formation historique ayant mené le pays à l’indépendance en 1974 et aujourd’hui dans l’opposition, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap Vert (PAIGC) tient de longue date son siège à seulement quelques mètres du palais de la République.

Plusieurs anciens chefs d’Etat du pays se sont plaints dans le passé de cette proximité et des nuisances sonores qu’elle entraîne.

La mesure concerne également « tous les partis légalement constitués dont les sièges sont situés à moins de 500 mètres des organes de souveraineté, notamment la présidence de la République, l’Assemblée nationale, les ambassades, les casernes et les hôpitaux », selon le communiqué du Haut commandement militaire.

Ces derniers « doivent déménager dans un délai de 7 jours ouvrés », poursuit le document. Le PAIGC a dénoncé une mesure « illégale ».

« Toute décision relative au déménagement ou à l’expulsion d’un siège de parti devrait être prise par les tribunaux et non par les autorités militaires », a déclaré à l’AFP Ama Tidjane Seidi, membre de la cellule de communication du PAIGC.

Le parti n’avait pas encore quitté les lieux samedi.  La mesure concerne aussi le parti de l’ancien président Umaro Sissoco Embalo, le MADEM-G15, dont le siège est également situé à proximité de la présidence.

La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre dernier, veille de l’annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives, par des militaires qui ont renversé le président sortant Embalo et suspendu le processus électoral.

Le général Horta N’Tam a été désigné pour diriger une transition d’un an. Selon la Charte de la Transition, il ne peut pas se présenter à la prochaine présidentielle.

Le pouvoir a organisé fin août un référendum largement approuvé pour un projet de nouvelle Constitution qui remplace l’actuel système semi-parlementaire par un régime présidentiel fort.

Les élections générales – présidentielle et législatives – sont prévues le 6 décembre pour un retour des civils au pouvoir dans ce pays d’Afrique de l’Ouest habitué.