Le principal parti d’opposition en Guinée-Bissau, le PAIGC, a affirmé samedi que son siège à Bissau avait été envahi et endommagé par des « miliciens fortement armés ». Dans un communiqué, la formation historique dénonce l’expulsion du personnel, l’effraction des bureaux et une « violation grave » de l’État de droit. Le parti s’interroge sur les motivations d’une telle opération, alors qu’il n’est pas engagé dans le processus électoral actuel.
La tension politique reste vive depuis le coup d’État annoncé mercredi par des militaires, qui ont renversé le président Umaro Sissoco Embaló et suspendu les élections présidentielle et législatives du 23 novembre. Domingos Simões Pereira, chef du PAIGC et figure majeure de l’opposition, a été arrêté la même semaine. Le parti avait soutenu le candidat Fernando Dias, qui affirme avoir largement remporté le premier tour de la présidentielle et accuse Embaló d’avoir orchestré le putsch pour l’écarter du pouvoir. Le président déchu a depuis quitté le pays.
Dans la capitale, quelques heurts ont éclaté samedi dans un quartier périphérique, où de jeunes manifestants ont brûlé des pneus près du siège de campagne de Fernando Dias, avant de se disperser. Les forces de sécurité ont rapidement bouclé la zone, où aucun manifestant n’était plus visible dans l’après-midi.

















