Le président guinéen Mamadi Doumbouya a procédé, lundi 2 février, à la nomination partielle des membres du nouveau gouvernement, sur proposition du Premier ministre Amadou Oury Bah. Cette première vague concerne vingt portefeuilles ministériels sur les vingt-neuf que compte l’exécutif.
Parmi les postes stratégiques, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme est confié à Ibrahima Sory Tounkara, magistrat ayant présidé le procès de l’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara.
La Sécurité et la Protection civile reviennent au général Ahmed Mohamed Oury Diallo, tandis que l’Administration du Territoire est attribuée à Ibrahima Kalil Condé.
Les Affaires étrangères restent sous la direction de Morissanda Kouyaté, alors que Mariama Ciré Sylla prend les rênes du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget. Le portefeuille stratégique des Mines et de la Géologie est confié à Bouna Sylla. Plusieurs autres ministères clés ont également été pourvus, notamment la Santé, l’Éducation, les Infrastructures et les Transports.
Des nominations complémentaires sont attendues afin de compléter l’équipe gouvernementale.
Fin de transition et retour régional
Ces annonces interviennent quelques jours après la levée de toutes les sanctions de la CEDEAO, qui a acté la pleine réintégration de la Guinée dans ses instances, estimant la transition politique achevée. Suspendu après le coup d’État de septembre 2021, le pays retrouve ainsi sa place au sein de l’organisation régionale.
Élu le 28 décembre dernier avec 86,72 % des voix, Mamadi Doumbouya a été félicité par les dirigeants ouest-africains, qui l’ont encouragé à renforcer la cohésion nationale, la démocratie, la bonne gouvernance et l’État de droit.
Source: TRT Africa

















