Plusieurs années après la fermeture d’une usine de recyclage, les habitants d’Owino Ohuru continuent de subir les effets d’une contamination au plomb, mettant en lumière les risques sanitaires liés à certaines activités industrielles.
La pollution remonte à l’exploitation d’une installation de traitement de batteries opérée par une filiale d’une entreprise étrangère, qui a fonctionné dans la localité à partir de 2007, dans un contexte de forte demande mondiale en matériaux liés aux batteries.
Selon les résidents, des déchets toxiques se sont infiltrés dans l’environnement, affectant les sols et les sources d’eau, ce qui aurait provoqué de nombreux cas de maladies graves, ainsi que plusieurs décès au sein de la communauté.
Malgré la fermeture du site en 2014, les effets sur la santé demeurent visibles, avec des habitants souffrant de troubles neurologiques, de handicaps physiques et d’autres complications liées à une exposition prolongée au plomb.
Face à cette situation, une action en justice a été engagée devant la Cour suprême du Kenya, qui a accordé une indemnisation à plusieurs milliers de victimes.
Cependant, des organisations locales dénoncent des retards dans le versement des compensations, estimant que ces fonds sont essentiels pour améliorer les conditions de vie des populations touchées.
Les experts alertent également sur un risque plus large à l’échelle du continent africain, où le développement des énergies propres pourrait s’accompagner d’une augmentation des activités liées aux batteries, avec des enjeux environnementaux et sanitaires similaires.
Source: Africanews

















