Santé

La France interdit les sachets de nicotine « pouches » et plusieurs produits nicotinés oraux

Les autorités sanitaires veulent limiter l’exposition des jeunes à ces produits jugés très addictifs.

Newstimehub

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1 Avr, 2026

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La France a officiellement interdit, depuis le 1ᵉʳ avril, l’utilisation et la vente des sachets de nicotine appelés « pouches ». Cette décision s’inscrit dans une interdiction plus large visant plusieurs produits oraux contenant de la nicotine.

D’après les informations relayées par BFM TV, la mesure concerne également d’autres formes de produits nicotinés comme les billes, les gommes à mâcher, les pastilles ou certains liquides, à l’exception des traitements destinés au sevrage tabagique et du tabac à chiquer.

Ces sachets, qui ne contiennent pas de tabac, sont placés entre la lèvre et la gencive afin de libérer progressivement de la nicotine. Leur apparition récente sur le marché et leur popularité grandissante, en particulier auprès des jeunes consommateurs, ont suscité l’inquiétude des autorités de santé.

Dans un communiqué publié en septembre, l’organisation Contre‑Feu, anciennement connue sous le nom d’Alliance contre le tabac, avait salué cette décision, la qualifiant de « mesure essentielle pour protéger les jeunes et contrer les stratégies d’une industrie qui tire profit de l’addiction ».

La directrice de l’organisation, Marion Catellin, a également déclaré sur France Info que ces produits peuvent être « hautement addictifs », précisant que leur teneur en nicotine peut atteindre celle contenue dans un paquet de cigarettes.

Les autorités sanitaires se fondent également sur les mises en garde de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Dès 2023, l’agence avait signalé une hausse des signalements auprès des centres antipoison liés à ces produits, notamment des cas d’intoxication impliquant des enfants et des adolescents.

Une enquête publiée en décembre 2024 par le magazine 60 Millions de consommateurs avait en outre mis en évidence la présence de substances potentiellement nocives dans certains sachets, parmi lesquelles de l’arsenic, mais aussi, dans certains cas, du plomb, du chrome ou encore des édulcorants.

Cette interdiction s’inscrit dans une stratégie plus large visant à freiner le développement des nouvelles formes de consommation de nicotine, souvent présentées comme des alternatives au tabac. Les autorités cherchent ainsi à anticiper l’arrivée de produits similaires, dans un contexte où l’innovation de l’industrie évolue plus rapidement que la réglementation.

Source: AA