La Türkiye, l’Égypte et le Qatar ont fermement condamné les violations israéliennes en cours à Gaza, accusant Israël de prendre pour cible des établissements de santé et des infrastructures médicales, de faire des victimes parmi les civils et de violer le droit international.
Dans une déclaration conjointe publiée par les trois pays médiateurs, le ministère turc des Affaires étrangères a affirmé que ces attaques, qui ont coûté la vie à des civils, dont des femmes et des enfants, « constituent une violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire ».
Les médiateurs ont appelé Israël à respecter ses obligations au regard du droit international et à appliquer pleinement les engagements pris dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu. Ils ont souligné que ces violations enfreignent l’accord et compromettent les efforts visant à mettre en œuvre sa deuxième phase.
La déclaration indique que ces violations interviennent alors même que le Hamas et d’autres factions palestiniennes ont annoncé leur acceptation de la feuille de route, « en particulier de la disposition relative au cantonnement des armes ». Elle avertit qu’elles menacent les efforts de désescalade tout en aggravant la situation humanitaire à Gaza.
Un appel à préserver les efforts de désescalade
La Türkiye, l’Égypte et le Qatar ont renouvelé leur appel à assurer une protection totale des civils, des établissements de santé et du personnel humanitaire, tout en exigeant l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire et des fournitures médicales dans l’ensemble de la bande de Gaza.
Les trois pays ont également exhorté la communauté internationale à faire pression sur Israël afin qu’il respecte ses obligations au titre du droit international et de l’accord de cessez-le-feu, « de manière à garantir l’achèvement du plan de paix du président Trump ».
Les médiateurs ont enfin rappelé que Donald Trump avait qualifié l’accord sur la feuille de route de la deuxième phase d' »accord historique », soulignant la nécessité d’empêcher toute action susceptible de compromettre les efforts en faveur d’une désescalade durable, d’un cessez-le-feu permanent et de la fin des souffrances humanitaires à Gaza.



















