Afrique

Le Ghana appelle à nouveau l’UA à se pencher sur les violences xénophobes en Afrique du Sud

John Mahama affirme qu’il « ne semble pas que les autorités sud-africaines réagissent à la hauteur de ce que l’on pourrait attendre ».

Newstimehub

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23 Juil, 2026

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Le président ghanéen John Mahama a indiqué jeudi avoir une nouvelle fois appelé l’Union africaine (UA) à inscrire à son agenda des discussions sur « la multiplication des attaques xénophobes » visant les ressortissants étrangers en Afrique du Sud.

Dans le même temps, deux Ghanéens ont saisi la Cour pénale internationale afin qu’elle enquête sur ces « attaques xénophobes répétées », une démarche que Pretoria a qualifiée d' »opportuniste ».

L’Afrique du Sud, qui est depuis longtemps une destination pour les travailleurs africains, a été secouée par plusieurs semaines de manifestations et de violences visant les immigrés, accusés de prendre les emplois et les ressources du pays.

Plus de 160.000 étrangers ont quitté le pays au cours des deux derniers mois, selon les données communiquées par différents pays et compilées par l’AFP, mettant à rude épreuve les relations de Pretoria avec les autres gouvernements africains.

Le Ghana avait déjà demandé en mai à l’UA de débattre de ces violences. Mahama a indiqué que le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, avait reconnu l' »urgence » d’inscrire ce sujet à l’ordre du jour du prochain sommet de l’organisation, prévu en février 2027.

« Inscrire ce point à l’ordre du jour de l’UA offre à l’Afrique du Sud une tribune formelle et constructive pour exposer son point de vue et pour oeuvrer ensemble, en tant que continent, à une solution durable », a déclaré Mahama jeudi sur les réseaux sociaux.

Mercredi, le président ghanéen s’est entretenu avec le dirigeant de l’UA en marge d’un sommet sur la santé de l’organisation à Accra, affirmant qu’il « ne semble pas que les autorités sud-africaines réagissent à la hauteur de ce que l’on pourrait attendre ».

« Les personnes qui financent ces attaques xénophobes sont connues et ont été laissées libres de continuer à agir à leur guise », a-t-il critiqué dans des propos relayés par les médias ghanéens. Il a ajouté que l’UA devait se « pencher » sur cette question, susceptible de « réduire à néant tout ce pour quoi nous avons oeuvré, la solidarité africaine et l’intégration africaine ».

Il a toutefois insisté sur le fait que le Ghana ne nourrissait « aucune animosité envers l’Afrique du Sud ».

Plus tôt ce mois-ci, le Ghana a reporté la visite prévue du président sud-africain Cyril Ramaphosa à Accra à la suite du décès d’un ressortissant ghanéen, bien que les autorités sud-africaines aient affirmé que ce meurtre n’était pas lié aux manifestations anti-migrants.