Économie

Le Nigeria allège ses droits de douane pour relancer l’économie

Face à une inflation persistante, le gouvernement de Nigeria réduit les taxes sur plusieurs produits essentiels et équipements à partir du 1er juillet afin de soutenir le pouvoir d’achat et l’activité économique.

Newstimehub

Newstimehub

15 Avr, 2026

customs confiscates contraband with n360million duty paid value

Les autorités de Nigeria ont annoncé une baisse significative des droits de douane sur divers produits de consommation et biens industriels, dans le cadre d’une politique visant à atténuer le coût de la vie et à dynamiser l’économie nationale.

Parmi les produits concernés figurent le riz, le sucre, l’huile de palme, les véhicules particuliers ainsi que certains matériaux de construction. Les nouvelles mesures prévoient une réduction des taxes, notamment sur les voitures, désormais fixées à 40 %, ainsi que sur le riz en vrac et le sucre brut, dont les droits restent élevés mais ajustés. L’huile de palme bénéficie également d’un allègement fiscal.

En parallèle, le gouvernement introduit des exonérations complètes pour certains équipements stratégiques, notamment les véhicules électriques, les transports publics et les machines industrielles. Cette orientation vise à encourager les investissements et à moderniser les capacités de production du pays.

Cette réforme s’inscrit dans la stratégie économique du président Bola Ahmed Tinubu, qui cherche à contenir une inflation encore élevée malgré un ralentissement récent. Bien que le taux ait reculé par rapport à son pic de fin 2024, il continue de peser sur les ménages et les entreprises.

Par ailleurs, les autorités soulignent l’impact de facteurs externes, notamment la hausse des prix de l’énergie liée aux tensions internationales. Le ministre des Finances, Wale Edun, a indiqué que le pays entend mobiliser des soutiens auprès d’institutions comme le International Monetary Fund et la World Bank.

Dans ce contexte, l’augmentation marquée des prix du carburant, en hausse de plus de 50 %, continue de peser lourdement sur les coûts de transport et de production.

Source: Africanews