Afrique

Le président de la RDC fixe des conditions au M23 pour rejoindre le dialogue national

Le président Tshisekedi a assuré que « personne ne sera exclu en raison de ses opinions, de ses critiques ou de son affiliation politique », mais a également averti que « personne ne peut revendiquer un siège tout en prenant les armes contre l’État.

Newstimehub

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28 Août, 2026

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Le président congolais Félix Tshisekedi affirme que la participation de tout groupe armé, comme les rebelles du M23, à un dialogue national reste impossible tant que ce groupe continue de prendre les armes contre le gouvernement.

Dans un discours diffusé jeudi à la télévision nationale, le chef de l’Etat a déclaré que le dialogue national sera « une initiative souveraine, conçue par des Congolais pour des Congolais, conduite sur le territoire national et orientée exclusivement vers les intérêts supérieurs de la Nation ».

Tshisekedi ajoute que le dialogue « rassemblera les filles et les fils de notre pays autour d’un impératif qui transcende les individus, les partis et les ambitions : défendre la République, consolider la paix, préserver l’unité nationale et protéger nos intérêts stratégiques. »

La RDC, en Afrique centrale, a été à plusieurs reprises frappée par des conflits dans l’est, riche en minerais, en particulier avec la résurgence du groupe rebelle M23 depuis 2021.

Conditions de participation

Tshisekedi a assuré : « Nul ne sera exclu en raison de ses opinions, de ses critiques, de son appartenance politique, de sa provenance provinciale, de sa langue, de son ethnie ou de sa religion », mais il a aussi averti : « nul ne peut réclamer une place à la table de la nation tout en prenant les armes contre elle. »

Tshisekedi précise que le dialogue national « ne sera ni une négociation avec l’agresseur ni avec ses mandataires, ni un moyen indirect de contester le choix souverain du peuple exprimé par les urnes. Il ne conduira pas non plus à la suspension des institutions de la République, qui continueront d’exercer pleinement leurs prérogatives jusqu’à la fin constitutionnelle de leurs mandats ».

Des combattants ont pris des pans de territoire et l’accord de paix de décembre n’a pas mis fin aux combats.

Les consultations pourraient durer jusqu’à trois mois, dit le président, ajoutant que le document issu de ces consultations servira de base à des « assises nationales » et à un « pacte national » fondé sur « la paix, l’unité nationale et l’intérêt supérieur de la République ».