Le Botswana a averti samedi ses citoyens de ne pas se laisser piéger par des schémas de recrutement trompeurs qui, selon les autorités, les attireraient pour combattre dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Dans un communiqué, le ministère des Relations internationales du pays a déclaré que le nombre de ressortissants attirés au front par de fausses offres d’emploi augmentait à un rythme alarmant, les victimes décrivant les conditions au front comme périlleuses.
Des pays africains, notamment le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud, se sont dits préoccupés par le sort de leurs citoyens recrutés par Moscou.
Fausses offres d’emploi
« Une fois en Russie, la capacité du gouvernement à fournir une assistance consulaire est extrêmement limitée, et la vie des personnes concernées est mise en grave danger chaque jour », a insisté le ministère.
Le ministère a précisé que si toutes les voies possibles pour aider les victimes et les rapatrier continuaient d’être explorées, la prévention restait la protection la plus efficace.
« Le gouvernement du Botswana conseille fortement à tous les Batswana de faire preuve de la plus grande prudence lorsqu’ils répondent à des offres d’emploi ou voyagent à l’étranger, en particulier dans les régions touchées par des conflits armés », a ajouté le ministère.
Cet avertissement intervient alors que plusieurs pays expriment des inquiétudes croissantes à propos de réseaux de recrutement qui cibleraient des ressortissants étrangers avec de fausses offres d’emploi liées à la guerre en Ukraine.



















