Afrique

Les États-Unis ont expulsé plus de 25 000 étrangers dans des pays tiers, via des accords secrets

Une enquête de 72 journalistes de 23 médias dans 15 pays, publiée par Forbidden Stories, révèle que le gouvernement américain a alloué au moins 410 millions de dollars pour financer les retours via les pays d’accueil ou des agences de l’ONU.

Newstimehub

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21 Sep, 2026

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Le gouvernement américain a expulsé plus de 25 000 personnes dans des pays tiers, aux termes d’accords secrets passés avec 35 pays pour qu’ils accueillent des personnes n’ayant aucun lien avec eux, révèle une enquête journalistique mondiale publiée lundi.

Depuis que le président américain Donald Trump est revenu à la Maison-Blanche en janvier 2025, Washington a signé des accords avec des pays d’Amérique latine, d’Afrique et du Pacifique pour y envoyer des étrangers qui ne peuvent légalement être renvoyés dans leur propre pays.

Cette enquête menée par 72 journalistes de 23 médias de 15 pays et publiée par le consortium Forbidden Stories montre que le gouvernement américain a alloué au moins 410 millions de dollars à verser aux pays d’accueil ou à des agences de l’Onu permettant les retours.

Au 31 août 2026, au moins 25 447 personnes avaient déjà été transférées dans 28 pays – dont environ 20 000 vers le seul Mexique voisin – aux termes de ces accords, selon les données compilées par Forbidden Stories.

Les clauses des accords varient, notamment en ce qui concerne les nationalités pouvant être accueillies et les individus ayant un casier judiciaire.Selon Forbidden Stories, 49 des 54 pays d’Afrique ont été approchés pour accueillir des expulsés citoyens de pays tiers.

Une enquête de l’AFP début 2026 avait mis en lumière des pressions de Washington sur des pays d’Afrique, telles que des menaces de droits de douane, de suspensions de délivrance de visas ou de réduction de l’aide, pour les contraindre à accepter des expulsés.

Des juristes avaient indiqué à l’AFP qu’une fois sur place, ces expulsés tombaient « dans un trou noir juridique », retenus sans être inculpés dans un pays inconnu, parfois privés de droits.Un service peu connu du département d’État, appelé Bureau de la Remigration, créé en mai 2025, a mené l’essentiel des négociations et des paiements, selon Forbidden Stories.