La Commission de l’Union africaine a affirmé dimanche qu’elle n’avait pas eu l’intention d’imputer à l’Égypte ou à un autre pays voisin la responsabilité des événements en Éthiopie, après les objections du Caire à un précédent communiqué sur les tensions régionales.
La Commission a indiqué avoir pris note des objections égyptiennes à son communiqué du 1er octobre, qui appelait l’Éthiopie, l’Érythrée et l’Égypte à faire preuve de la plus grande retenue, à maintenir ouverts les canaux de communication et à régler leurs différends par la voie diplomatique.
Ce communiqué ne visait « en aucun cas » à attribuer à un État voisin la responsabilité des événements en Éthiopie, a-t-elle assuré.
Elle a précisé que cet appel faisait suite à l’expulsion de diplomates d’Addis-Abeba, du Caire et d’Asmara et visait à prévenir tout malentendu, toute escalade ou toute extension des tensions susceptible de menacer la stabilité régionale.
La Commission a également réaffirmé son attachement à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale des États membres de l’Union africaine, ainsi qu’au principe de non-ingérence dans leurs affaires intérieures.
Elle a souligné que ses communiqués s’inscrivaient exclusivement dans son mandat de promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur le continent et n’avaient pas vocation à commenter la situation intérieure des États membres.
L’Égypte avait contesté samedi le communiqué de la Commission, une source officielle le qualifiant de « tentative incompréhensible » d’impliquer Le Caire dans une question interne à l’Éthiopie.
La Commission a indiqué accorder une importance particulière à ses relations avec l’Égypte, qu’elle a décrite comme un membre fondateur de l’organisation et un partenaire essentiel pour promouvoir la paix, la sécurité, l’intégration et le développement en Afrique.



















