Les autorités du Mali ont confirmé la mort du ministre de la Défense Sadio Camara, tué dans un attentat suicide visant son domicile à Kati, en périphérie de Bamako.
L’attaque, menée à l’aide d’un véhicule piégé, a également coûté la vie à plusieurs membres de sa famille. Selon un communiqué officiel, le ministre aurait tenté de riposter avant de succomber à ses blessures à l’hôpital. Des funérailles nationales ont été annoncées, ainsi qu’un deuil de deux jours.
Cet assassinat intervient dans un contexte de violences généralisées, marqué par une série d’attaques coordonnées menées par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
Les combats se poursuivent dans plusieurs zones stratégiques, notamment à Kati, Gao, Kidal et Sévaré, tandis que les rebelles affirment avoir pris le contrôle total de la ville de Kidal, un bastion historique du nord.
Le groupe paramilitaire Africa Corps, allié de l’armée malienne, aurait entamé un retrait de la zone selon des sources locales.
L’absence de communication du chef de la junte, le général Assimi Goïta, alimente les incertitudes, bien que des sources sécuritaires assurent qu’il se trouve en lieu sûr.
Sur le terrain, la situation reste instable, avec des combats encore en cours et une population profondément marquée par les violences. À Bamako, des mesures de sécurité renforcées ont été mises en place autour des sites sensibles.
La communauté internationale a réagi : les Nations unies et l’Union européenne ont condamné les attaques, appelant à une réponse coordonnée face à la montée de l’extrémisme dans la région.
L’Alliance des États du Sahel a également dénoncé une tentative de déstabilisation du Sahel.
Cette offensive, l’une des plus importantes depuis 2020, remet en question les promesses de sécurité de la junte et souligne la dégradation continue de la situation sécuritaire dans le pays.
Source: Africanews

















