Des détonations ont été signalées samedi dans plusieurs localités du Mali, notamment à Kati, où réside le chef de la junte Assimi Goïta. Des échanges de tirs ont également été entendus à Gao, dans le nord, ainsi qu’à Sévaré, dans le centre, selon des témoins et des sources sécuritaires.
Ces incidents surviennent dans un contexte de forte instabilité sécuritaire. Le Mali est confronté depuis plus de dix ans à des violences impliquant des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, ainsi que des groupes criminels et séparatistes.
Le pays est dirigé par une junte militaire arrivée au pouvoir à la suite de coups d’État en 2020 et 2021. Depuis, les autorités ont rompu leurs partenariats sécuritaires avec plusieurs pays occidentaux, notamment la France, et renforcé leur coopération avec la Russie. Le groupe paramilitaire Wagner, engagé aux côtés de l’armée malienne, a été remplacé par une structure sous contrôle direct du ministère russe de la Défense.
Sur le plan politique, le régime militaire a renforcé son emprise, notamment en dissolvant les partis politiques et en prolongeant le mandat du président de transition Assimi Goïta sans échéance électorale claire.
Parallèlement, les attaques de groupes jihadistes, dont JNIM, continuent de perturber les activités économiques, notamment en ciblant les convois de carburant, ce qui a déjà entraîné des pénuries à Bamako ces derniers mois.
Source: Africanews

















