Le mandat présidentiel de l’ancien chef de l’État du Niger, Mohamed Bazoum, arrive officiellement à son terme jeudi, près de trois ans après le coup d’État militaire qui l’a renversé. Toutefois, sa libération ou l’ouverture d’un procès restent incertaines.
Élu en 2021 avec 55 % des voix, Bazoum est détenu depuis le putsch du 26 juillet 2023 mené par la junte dirigée par le général Abdourahamane Tiani. Il est maintenu en résidence surveillée dans une aile du palais présidentiel à Niamey, aux côtés de son épouse, et a toujours refusé de démissionner.
Ses avocats estiment que la durée de sa détention ne devrait pas être comptabilisée dans son mandat, puisqu’il n’a pas pu exercer ses fonctions. Toutefois, certains analystes rappellent que la junte a suspendu la Constitution et instauré une nouvelle charte lui permettant de rester au pouvoir pendant cinq années supplémentaires, sans calendrier électoral.
Sur le plan international, la situation reste délicate. Les relations du Niger avec la France et l’Union européenne demeurent tendues, tandis que la junte a renforcé ses liens avec la Russie et renoué récemment un dialogue sécuritaire avec les États-Unis.
Le Parlement européen a adopté une résolution demandant la libération immédiate de Bazoum, sans effet pour l’instant. Après près de trois ans de détention, l’ancien président reste enfermé dans des conditions strictes, selon ses avocats, sans visites régulières et avec un accès limité aux soins médicaux.
Source: Africanews

















