Sécurité

Pakistan–Afghanistan : nouvelles accusations croisées après des affrontements meurtriers à la frontière

Islamabad accuse les forces afghanes d’avoir visé des civils, tandis que Kaboul dénonce des frappes pakistanaises, dans un climat de tensions persistantes entre les deux pays

Newstimehub

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2 Mai, 2026

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Le Pakistan a accusé les forces frontalières de l’Afghanistan d’avoir pris pour cible des civils lors de récents affrontements survenus le long de leur frontière commune.

Selon le ministre pakistanais de l’Information, Attaullah Tarar, ces violences auraient causé la mort d’au moins neuf personnes et fait une quinzaine de blessés en l’espace de deux jours.

Il a précisé que les victimes comprenaient des femmes et des enfants, évoquant des tirs qualifiés de « non provoqués » dans le district de Bajaur, situé dans le nord-ouest du pays.

Toujours selon Islamabad, d’autres civils ont été blessés lors d’un incident impliquant un drone, attribué à des éléments liés au Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), désigné par les autorités comme « Fitna Al Khwarij ».

Le Pakistan accuse régulièrement ce groupe insurgé de bénéficier d’un soutien depuis le territoire afghan, une accusation que Kaboul rejette de manière récurrente.

De son côté, l’Afghanistan affirme que des frappes menées plus tôt par le Pakistan dans la province de Kunar ont causé la mort de plusieurs civils et blessé des dizaines d’autres, y compris des étudiants.

Selon les autorités afghanes, des infrastructures civiles, dont l’Université Sayed Jamaluddin Afghani, auraient été touchées.

Islamabad a rejeté ces accusations, affirmant cibler uniquement des positions liées à des groupes armés, tout en assurant éviter toute atteinte aux populations civiles.

Aucune des versions présentées par les deux parties n’a pu être confirmée de manière indépendante.

Les tensions entre les deux pays restent élevées, malgré un cessez-le-feu conclu en mars à l’occasion de l’Aïd al-Fitr, après des affrontements particulièrement violents.

Par la suite, des discussions bilatérales ont été organisées avec une médiation de la Chine dans la ville d’Urumqi, afin de tenter d’apaiser les tensions et de trouver des solutions durables.

Source: AA