Afrique

Près de 69 500 migrants sont retournés au Maroc après le passage massif vers Ceuta

Les autorités espagnoles commencent à installer des barrières de confinement à la digue de Tarajal alors que les retours se poursuivent.

Newstimehub

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1 Août, 2026

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Près de 69 500 migrants sont retournés au Maroc depuis l’enclave espagnole de Ceuta, située en Afrique du Nord, au cours des 30 dernières heures, à la suite des passages massifs survenus la semaine dernière, ont indiqué des sources policières à l’agence de presse espagnole EFE.

Ce chiffre pourrait inclure des migrants entrés dans la ville autonome avant les passages massifs de jeudi, ainsi que d’autres ayant traversé vers Ceuta puis étant retournés au Maroc à plusieurs reprises.

Les autorités espagnoles ont commencé samedi à installer des barrières de confinement au niveau de la digue frontalière de Tarajal.

Selon le ministère espagnol de l’Intérieur, le dispositif comprend une barrière gonflable de 500 mètres de long, s’élevant entre 30 et 70 centimètres au-dessus de l’eau, avec une partie immergée atteignant un mètre de profondeur.

La barrière est complétée par des bouées ancrées fournies par la marine espagnole, tandis qu’un chenal intermédiaire a été maintenu ouvert afin de permettre aux navires de la Garde civile de protéger cette installation.

À la suite des passages massifs de jeudi, de nombreux migrants sont retournés vers la frontière après que l’Espagne et le Maroc ont annoncé leur intention de les rapatrier.

D’autres sont revenus en raison du manque d’accès aux commerces, zones commerciales et restaurants de Ceuta pour subvenir à leurs besoins essentiels.

Le bilan des migrants décédés en tentant de rejoindre l’Espagne depuis le Maroc s’est élevé à 67, selon le ministère espagnol de l’Intérieur.

Les autorités espagnoles avaient indiqué vendredi que plus de 49 000 personnes étaient entrées à Ceuta en nageant ou à pied depuis la ville marocaine de Fnideq, conduisant Madrid à déployer des renforts de sécurité, y compris des unités des forces armées, dans l’enclave.